C ertains signes précèdent certains événements.  

condamnation du racisme, la protection des minorités, l'assistance aux réfugiés, la mobilisation de la solidarité internationale envers les plus nécessiteux, ne sont que des applications cohérentes du principe de la citoyenneté mondiale.

Déclaration


Les comités du NPA ont fait vivre la campagne #Poutou2022, allant chercher les parrainages, collant des affiches, organisant des meetings et des comités de soutien. Cette campagne a été l’occasion de déployer l’activité en direction de nouveaux secteurs, de recruter de nouveaux et de nouvelles militantes. Cela n’aurait pu être possible sans l’activité des comités, à la base, qui se sont emparés de la campagne.

Lors de la CN de 2021, avait été adopté la motion des camarades de Dijon demandant l’organisation d’une Réunion Nationale des Comités. Les motions demandant son application au CPN ont été rejetées au profit d’un simple CPN élargi. Or, selon les statuts du NPA, « Une réunion nationale annuelle des comités permettra de mettre en commun l’activité des comités, de faire partager les expériences, d’aborder des sujets ayant pour enjeu l’intervention et la construction dans des domaines particuliers et d’avancer dans l’élaboration de notre stratégie et de notre projet en tant que parti anticapitaliste. Organisée par et pour les comités, en lien avec le CPN, cette réunion doit permettre de donner toute leur place aux comités et la parole à toutes et tous les camarades à la base tant sur les questions d’orientation que de fonctionnement. ». Cela fait maintenant plusieurs années que nous n’organisons plus de RNC.

Des raisons sanitaires (pandémie de covid) et militantes (réforme des retraites, campagne présidentielle) nous ont empêché de tenir un congrès dans les délais impartis, ce qui fait que le CPN et le CE mandaté par lui reflète les équilibres politiques du dernier congrès, datant de 2018 et ne sont plus forcément représentatifs.

Quelle que soit notre appréciation de la pertinence ou non de tels accords, force est de constater que la dernière séquence de négociations avec la France Insoumise et l’Union Populaire sans consultation des comités est apparue pour beaucoup comme une volonté de passer en force et de signer un accord au détriment des camarades, posant les comités comme simples chambres d’enregistrement de décisions prises au sommet.

Pour restaurer la confiance et sortir par le haut de cette séquence, mais aussi pour faire un bilan des campagnes électorales, partager les expériences et le matériel ainsi que pour commencer à réfléchir collectivement sur nos tâches politiques dans les mois à venir, nous faisons notre la proposition de la motion de l’AG de Marseille demandant l’organisation d’une RNC.

Nous proposons que celle-ci ait lieu le week-end des 2 et 3 juillet, après le second tour des législatives, et serait une dernière échéance politique à l’échelle nationale avant les vacances d’été. Pour l’organiser et définir son ordre du jour, un mandat doit être donné au CE et au CPN.


Élections législatives : déclaration du Conseil politique national du NPA 

panneaux elections  

Les résultats de l’élection présidentielle donnent une responsabilité à l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier et du mouvement social, à la gauche qui refuse le libéralisme et la destruction de nos droits, pour l’unité d’action dans la rue et dans les urnes. C’est dans ce sens que le NPA a souhaité discuter avec l’Union populaire de candidatures communes aux élections législatives. En effet, face à la montée de l’extrême droite et au danger fasciste, contre le nouveau mandat de cinq ans de Macron et de ses sbires organisant les attaques antisociales et autoritaires, nous souhaitons qu’une majorité de gauche de rupture, au moins le plus d’élu.e.s possible, puisse exister à l’Assemblée. Nous pensons donc qu’une dynamique d’union serait un signal positif en direction du mouvement social et des luttes, redonnant confiance aux opprimé.e.s et aux exploité.e.s. La perspective d’organiser les résistances et d’arracher de nouveaux droits par tous les moyens, doit nous unir.

Nous avons donc rencontré l’Union populaire pour tenter d’aboutir à un accord. Sur le plan programmatique, nous avons écrit ensemble un texte qui rappelle la nécessité d’une rupture avec les politiques libérales, de revenir en particulier sur les lois de Hollande et de Macron concernant le droit du travail, la répression, d’accueillir les migrant.e.s, d’augmenter le SMIC, de mettre en place la retraite à 60 ans pour toutes et tous, d’éradiquer la pauvreté... Ces mesures sont loin de représenter l’ensemble du programme anticapitaliste du NPA, mais elles sont suffisantes pour être défendue dans le cadre d’une alliance et même pour soutenir leur mise en œuvre par un gouvernement qui serait issu d’une telle coalition si elle était majoritaire, avec Jean-Luc Mélenchon pour Premier ministre, sans renoncer à notre indépendance.

Cependant, au fur et à mesure des discussions avec les autres forces politiques, l’équilibre politique de la coalition s’est modifié progressivement, atténuant le caractère de rupture avec les politiques libérales qui faisait sa force.

Ainsi l’accord trouvé avec Europe écologie-Les Verts, très avantageux en termes de circonscriptions offertes, revient sur plusieurs points du programme partagé entre le NPA et l’UP, par exemple sur la nécessité de ruptures avec l’Union européenne.

Par ailleurs, la faible place de collectifs de quartiers populaires dans l’accord unitaire comme « On s’en mêle » n’est pas le bon signal donné à celles et ceux qui subissent de plein fouet les politiques antisociales, sécuritaires, racistes et islamophobes.

Malgré tout, il nous semblait toujours important de participer à cette dynamique d’union.

Cependant, l’accord noué, mercredi matin, par l’Union populaire avec le Parti socialiste, est problématique à plus d’un titre. D’abord parce qu’il revient sur plusieurs propositions essentielles, une augmentation du SMIC qui ne serait plus « immédiate », une rupture avec l’Europe libérale aux modalités devenues floues, « la retraite à 60 ans pour tous » présente dans les accords contractés avec EÉLV et le PCF devenue un « droit à la retraite à 60 ans » (dont on sait qu’il signifie l’existence d’importantes décotes)…

Dans cette logique, le PS se voit octroyer 70 circonscriptions (dont 30 gagnables), soit bien plus que la proposition initiale de l’UP d’une répartition à la proportionnelle entre les différentes forces parties prenantes.

En ajoutant à ces candidatures PS les nombreuses candidatures d’EÉLV qui ne représentent pas une rupture avec le libéralisme, la marque de cette gauche, qui a gouverné à de nombreuses reprises contre les classes populaires et dirige aujourd’hui bon nombre de villes ou de régions, devient significative.

Tout cela constitue pour nous un point de bascule : cette « Nouvelle Union populaire écologique et sociale » (NUPES) n’assume pas la continuité politique de l’Union populaire qui a conduit, dans le cadre de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon à représenter un espoir de transformation radicale de la situation, ou alors de façon bien ambiguë et contradictoire.

Nous savons que de nombreuses et nombreux militantEs de gauche espéraient « voir Philippe Poutou à l’assemblée », mais ils et elles doivent savoir qu’à aucun moment une circonscription n’a été proposée par l’Union populaire permettant son élection, ni même sa candidature en Gironde. Dans le cadre d’un accord avec le Parti socialiste, l’UP nous propose seulement cinq circonscriptions – bien loin de la proportionnelle entre les différentes forces – dont aucune n’est éligible, ni ne correspondant  à nos implantations militantes. Ainsi, le PS s’est vu accorder trois fois plus de circonscriptions que ce qu’il a pesé dans la présidentielle, tandis que le NPA se voit proposer trois fois moins que ce qu’il a pesé. Tout un symbole !

Dans les faits, l’Union populaire aurait souhaité une participation du NPA à la NUPES, mais sans possibilité d’existence politique réelle en son sein.

Nous constatons donc avec regret que l’UP a fait le choix de trouver un accord avec les composantes gestionnaires du système au détriment d’un accord avec le NPA, qui a pourtant répondu favorablement à la proposition de l’UP dès le début, et qui a poursuivi les discussions jusqu’au bout dans l’espoir d’aboutir à un accord.

Nous aurions pu nous mettre d’accord avec l’Union populaire, le PCF, et même EÉLV, mais nous ne pouvons pas valider un tel accord incluant le Parti socialiste et sur la base des propositions qui nous ont été faites. Le NPA ne signera donc pas l’accord de la NUPES.

Le NPA organisera sa participation aux élections législatives lors d’un Conseil politique national qui se tiendra le 14 mai. En tout état de cause, nous appellerons à voter et soutiendrons, y compris de façon militante, les candidatEs de gauche de rupture de la NUPES, face auxquels nous ne présenterons pas de candidatEs. Dans d'autres circonscriptions, là où les conditions sont réunies, le NPA cherchera, face à des candidats labellisés NUPES incarnant une continuité avec le social-libéralisme, à faire entendre une alternative, avec des candidatures unitaires, issues du monde du travail et des quartiers populaires, représentant une gauche de combat, indépendante des institutions et du social-libéralisme.

Le 5 mai 2022

article recopié d'ici




L'histoire de l'humanité nous montre invariablement que l'éloignement dans le temps aussi bien que dans l'espace fausse la perspective. Il ne semble pas, soit dit en passant, que cette leçon soit jamais demeurée gravée dans les esprits bien longtemps.

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